« Le beauf et la parité »

Bel article de Christian Salmon dans le M Monde sur les propos tenus à propos des ministres femmes :

« On a l’imaginaire qu’on peut, souvent lié d’ailleurs à des peurs qu’on ignore. Geisha, Schéhérazade, séductrice, ingénue, hitchkcockienne, tanagra… c’est le lexique de la misogynie ordinaire aggravée de pédanterie, qui rajoute la cuistrerie à la navrante beaufitude. » (…)

 » Lilith a pris la place de Lénine dans l’imaginaire du petit Blanc et le rouge à lèvres remplace avantageusement le couteau entre les dents. C’est tout juste si la castration féminine ne fait pas fonction de guillotine symbolique. Le sentiment d’insécurité, à force de flatteries, s’étend, mute ; il était physique, il est devenu social, le voilà culturel, et même sexuel. « Ah, Taubira ! ça ira ! ça ira ! / Les petits hommes blancs à la lanterne… »