Le Manifeste

L’Avenir n’attend pas est une association qui veut redonner confiance dans l’action publique et rendre au politique, garant de la démocratie, la considération et la crédibilité dont il a besoin pour construire notre avenir et celui de nos enfants.

L’Avenir n’attend pas partage donc un diagnostic, un projet et des méthodes pour établir une société plus juste et plus apaisée et pour lutter contre les discriminations sociales, de genres, d’origine. Les sujets de préoccupations de l’Avenir n’attend pas seront donc choisis en fonction de leur importance stratégique dans la construction de la société de demain : comme le sont par exemple l’enfance et la jeunesse.

L’Avenir n’attend pas partage le diagnostic suivant : les citoyens voient les politiques comme éloignés de leurs préoccupations et indifférents à leur vie quotidienne voire même plus soucieux de leurs carrières et même de leur standing, ce qui nourrit les populismes et la montée des extrémismes. Il en va de la survie de notre démocratie et de nos principes Républicains dans un contexte de crise économique et sociale, alors que les inégalités se creusent et que la société française est de plus en plus fermée à sa jeunesse et à la diversité des parcours, des profils, des origines. Et pourtant les Français continuent à se passionner pour la politique, mais autrement, dans d’autres lieux, avec d’autres méthodes, par exemple par les associations ou les collectifs électroniques.

L’Avenir n’attend pas entend proposer un nouveau discours politique, spécifique dans son vocabulaire, plus direct, plus clair et plus intelligible. Un langage qui soit capable d’éclairer l’avenir, qui donne une perspective politique à ce que vivent et attendent les gens pour faire résonner l’expérience vécue par tout un chacun.

L’Avenir n’attend pas entend prendre en compte les nouvelles formes d’engagement social et citoyen, non moins intenses que par le passé, et leur donner une place plus importante dans le débat politique et dans l’action publique menée par l’Etat et les collectivités locales. Les valeurs partagées sont celles de solidarité, de respect de la diversité, de tolérance et de confiance dans le progrès. Notre organisation sociale doit être pensée en fonction de l’avenir, dans une perspective de progrès et non de gestion à court terme et à courte vue. Elle doit prendre en compte les initiatives citoyennes et les relayer, pour battre en brèche le scepticisme et encourager l’innovation et l’action collective qui prend racine dans la diversité de ses talents.

L’Avenir n’attend pas entend élaborer et proposer des axes pour des recommandations de politique publique ciblées sur ce qui est essentiel pour l’avenir. Les politiques en faveur de l’enfance comme celles qui luttent pour l’égalité des genres ou l’égalité devant l’impôt en seront des applications centrales. L’action en faveur de l’enfance et de la jeunesse est l’un des premiers axes stratégiques de la réflexion : l’éducation des enfants, leur épanouissement, leur accomplissement comme adulte responsable sont de fait étroitement liés au le sort qui est fait à leurs parents et plus particulièrement à leur mère, comme à toutes les femmes. Cela ne relève pas de la dépense publique mais de l’investissement dans l’avenir. C’est une question morale autant que stratégique et un point clé en cette période de crise économique où nous devons repenser les leviers de notre développement.

L’Avenir n’attend pas, propose, pour construire cette société plus juste, plus ouverte, plus apaisée, une méthode nouvelle qui passe à la fois par la réinvention du politique, la redéfinition du rôle de l’État, et le renforcement du rôle de la société civile.

  • Il faut réinventer le politique, encore trop hostile à la diversité des genres et des origines. Ainsi, l’avenir n’attend pas s’engage pour que la femme trouve, au cœur des pouvoirs publics, la place qui lui revient : le pouvoir doit être partagé de manière équitable. Il ne suffit pas de revendiquer du seul point de vue quantitatif des places pour les femmes, il s’agit de dire que la femme, comme l’homme, doit pouvoir exercer les plus hautes responsabilités dans l’administration, la vie publique, l’entreprise ; que des mesures concrètes doivent le lui permettre quel que soit son statut, ses revenus ou son origine ; sans que cela surprenne ou étonne.
  • Il faut redéfinir le rôle de l’État et élaborer un nouveau dialogue entre les pouvoirs publics centraux, locaux et associatifs ou professionnels. Il faut réinventer les modalités d’interventions de l’Etat central qui délègue, plus seulement aux pouvoirs publics locaux mais aussi aux acteurs de la vie locale et aux collectifs actifs de la cité. Il faut renforcer et accompagner le rôle de la société civile, l’État doit soutenir l’innovation sociale partout où elle se développe, favoriser les expérimentations locales, encourager les mesures qui peuvent soutenir ses ambitions. Mais aussi apprendre à gérer, à évaluer et à contrôler, en toute transparence les interventions qu’il soutient. C’est par cette voie là que devraient passer l’établissement du service public de la petite enfance et la lutte pour l’égalité des genres.
  • Il faut donc intégrer, dans les processus décisionnels, l’analyse des faits et des expériences par ceux qui sont concernés au premier chef : les citoyens experts. Les faits doivent nous éclairer, non pas pour un réalisme conservateur tranquille, mais pour contraindre à l’innovation.

L’Avenir n’attend pas est aussi une adresse aux pouvoirs publics afin qu’ils s’engagent, dès maintenant, concrètement, dans l’action pour la société de demain et pour construire un avenir à la génération 2030 : à cette génération des enfants d’aujourd’hui qui auront 20 ans en 2030.

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